vendredi 2 décembre 2011

A la Sainte-Barbe, le blé est planté.


Le blé de la Sainte-Barbe est une tradition encore très populaire en Provence. 

Cette année, le 4 décembre tombe un dimanche. Rendez-vous sur votre marché ou dans votre commerce de proximité (pharmacie, boulangerie...) pour vous procurer les précieuses graines de blé.


Le blé de Noël
Le Noël provençal commence dès le 4 décembre, jour de la Sainte Barbe. Ce jour-là, trois soucoupes ("sietouns") sont recouvertes de coton humide. On y met du blé à germer qui devra être arrosé quotidiennement. On peut aussi semer des lentilles, du cresson ou des pois-chiches.
L'herbe poussée est égalisée et entourée d'un ruban rouge. Les graines germeront au chaud, sur la cheminée, et leur verdure viendra décorer la crèche et la table de Noël.

Croyances et présage
"Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn" (quand le blé vient bien, tout vient bien).
Ce dicton provençal dit bien que le blé de la Sainte-Barbe est sacré, car ses pousses présagent de l'année à venir. Droites et bien vertes, elles apportent bonheur et prospérité, couchées et jaunies, elles annoncent du malheur.
Rite de conjuration agraire très ancien, cette verdure exprime la vie, la prospérité à venir, en une saison où tout s'endort et semble mourir.
Après le jour de l'an ce blé n'est pas gaspillé, il est planté en terre pour rendre la terre fertile et protégée, ou encore brûlé dans la cheminée avec le "respect du mystères de la vie".
Jadis, on le conservait desséché. Lors des gros orages, pour écarter la foudre de la maison, on en jetait quelques pincées dans le feu, en disant "Sainte Barbe, Sainte fleur, quand le tonnerre tombera, Sainte Barbe nous protégera".

La Sainte-Barbe ou la tragédie de Barbara
Sainte-Barbe est la patronne des pompiers, des artilleurs et des mineurs. La légende racontée qu'au 3ème siècle, Barbara, fille de Dioscore, roi de Nicomédie, refusa le mariage avec le prince Perse Rifflemont, pour se consacrer au dieu chrétien. Elle se retira dans une tour et durant l'absence de son père, se fit baptiser par Saint Jean Baptiste. A son retour, Dioscore apprit la conversion de sa fille et, furieux la livra au prévôt romain Marcianus.
Elle fut torturée puis rendue à son père qui devant son nouveau refus de sacrifier son dieu aux idoles, lui trancha la tête. A ce moment, un éclair vint foudroyer Dioscore et son âme fut aussitôt emportée aux enfers.
(source : bouches-du-rhône tourisme)